Liquidité. Ca coule. Oh oui, ça coule. Fluide. La nature ? Non. Semblant des âges anciens, il ne faudrait plus, voyez-vous. Les us civils proscrivent les vapeurs, les odeurs, les sueurs. Déféquons, certes. Silencieusement, sans odeur, sans couleur, sans mémoire. Tu vas chier, toi, parfois ? Euh… Non, jamais. Ah… Transpirerais-tu ? Un parfum nauséabond mortifie mes sinus délicats ! Tomate, je suis… Je… Euh… Non… oui… tout petit oui… Horrifiant, terriblement terrifiant : nature, va-t-en ! Tu pues, de la gueule, du cul et des dessous de bras. T’entends ? Sois artifice, oins-toi des fruits du faux. C’est mieux. Humons les tricheries, aspirons à grosses narines les bourrasques capiteuses. Eloignons-nous de cette animalité puante, s’il vous plait. Sachons nous tenir. Les porcs ne mangent pas avec des couverts, n’est-ce pas ?
août 1, 2008
Un commentaire »
Flux RSS des commentaires de cet article. URI de Trackback
Vide.
Ils se ruent sur moi.
Le Néant.
Rien ne se passe
Les choses passent, sans s’arrêter.
Tout continue, vers nulle part.
Nulle part est partout
Mes nerfs sont à bout
Tout continue, de passer
Rien ne se passe.
Hors du temps.
Une vie lourde où tout passe
Sans s’arrêter
La valse funèbre se répète
Et creuse
Ma raison chancelle
Ce monde n’est pas réel
Rien n’existe.
Supercherie dans un décor
Un poids
Existence
Absurde
Vide de sens
Qui existe et se dérobe,
Se dérobe puis existe
La valse folle
Qui creuse
L’éternité dans chaque instant
Rien n’existe
Ce n’est pas possible
Ce n’est pas possible
Asphyxie
La lumière est faite de nuit
Lourde, elle ne s’écoule,
Elle coule
Sans fin
Sans lendemain
Commentaire par oldforest — septembre 22, 2008 @ 9:29