Tisse les ombres, fils fins de la fin. Croise les vœux et les désarrois et les funestes et les rompus. Où perlent larmes et mort, quand les unes éclatent, l’autre approche. N’oublie pas les heures qui se défilent dans le noir, n’oublie pas la terre qui roule sous tes pas. Jette tes bras vers la lumière et déjà est-elle suie. Allez, tombe les aiguilles et les tissus, défaits-toi de toi. Oublie les songes, oublie les anges.
juillet 3, 2008
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