Dareka’s Weblog

juillet 16, 2008

Dareka, Trachée et Carotide

Classé dans : Non classé — dareka @ 8:38

Serre le cou, fort. Serre jusqu’à m’étouffer, jusqu’à m’éloigner. Allez, tue. Tu me fais mal. Serre plus fort. Où est mon sang ? Tu le vois, toi ? Je crois qu’il est déjà mort. Ah… Tu donneras au chien ma chair déchue, hein… Oui. Allez, étrangle. Tu pleures. Oui. C’est mal, ces larmes ? Tu y vois quelque chose ? Y’a du reflet de rien, du reflet de noir, je crois. Mais l’absence brille-t-elle ? J’ai mal. Je ne parviens plus à souffler. Où est mon âme ? Je crois que je l’ai vue tomber, là. Ne marche pas dessus, s’il te plait. Ta peau est si blanche, encore plus plate qu’avant. Finissons-en, je crois que j’ai envie de recommencer. Non, tu m’as promis, tu meurs ce soir. Ne sers pas si fort, ça fait si mal. Que fais-tu de ton âme ? Là, j’ai marché dessus. Elle est sale, morte, elle pue déjà. Laisse-moi ne pas vivre encore un peu, laisse-la morte déjà. Tiens, tu saignes, là. Ah oui.

juillet 3, 2008

Dareka et la Nuit

Classé dans : Non classé — dareka @ 9:10

Tisse les ombres, fils fins de la fin. Croise les vœux et les désarrois et les funestes et les rompus. Où perlent larmes et mort, quand les unes éclatent, l’autre approche. N’oublie pas les heures qui se défilent dans le noir, n’oublie pas la terre qui roule sous tes pas. Jette tes bras vers la lumière et déjà est-elle suie. Allez, tombe les aiguilles et les tissus, défaits-toi de toi. Oublie les songes, oublie les anges.

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