Dareka’s Weblog

août 1, 2008

Dareka et ses Humeurs

Classé dans : Non classé — dareka @ 7:26

Liquidité. Ca coule. Oh oui, ça coule. Fluide. La nature ? Non. Semblant des âges anciens, il ne faudrait plus, voyez-vous. Les us civils proscrivent les vapeurs, les odeurs, les sueurs. Déféquons, certes. Silencieusement, sans odeur, sans couleur, sans mémoire. Tu vas chier, toi, parfois ? Euh… Non, jamais. Ah… Transpirerais-tu ? Un parfum nauséabond mortifie mes sinus délicats ! Tomate, je suis… Je… Euh… Non… oui… tout petit oui… Horrifiant, terriblement terrifiant : nature, va-t-en ! Tu pues, de la gueule, du cul et des dessous de bras. T’entends ? Sois artifice, oins-toi des fruits du faux. C’est mieux. Humons les tricheries, aspirons à grosses narines les bourrasques capiteuses. Eloignons-nous de cette animalité puante, s’il vous plait. Sachons nous tenir. Les porcs ne mangent pas avec des couverts, n’est-ce pas ?

juillet 16, 2008

Dareka, Trachée et Carotide

Classé dans : Non classé — dareka @ 8:38

Serre le cou, fort. Serre jusqu’à m’étouffer, jusqu’à m’éloigner. Allez, tue. Tu me fais mal. Serre plus fort. Où est mon sang ? Tu le vois, toi ? Je crois qu’il est déjà mort. Ah… Tu donneras au chien ma chair déchue, hein… Oui. Allez, étrangle. Tu pleures. Oui. C’est mal, ces larmes ? Tu y vois quelque chose ? Y’a du reflet de rien, du reflet de noir, je crois. Mais l’absence brille-t-elle ? J’ai mal. Je ne parviens plus à souffler. Où est mon âme ? Je crois que je l’ai vue tomber, là. Ne marche pas dessus, s’il te plait. Ta peau est si blanche, encore plus plate qu’avant. Finissons-en, je crois que j’ai envie de recommencer. Non, tu m’as promis, tu meurs ce soir. Ne sers pas si fort, ça fait si mal. Que fais-tu de ton âme ? Là, j’ai marché dessus. Elle est sale, morte, elle pue déjà. Laisse-moi ne pas vivre encore un peu, laisse-la morte déjà. Tiens, tu saignes, là. Ah oui.

juillet 3, 2008

Dareka et la Nuit

Classé dans : Non classé — dareka @ 9:10

Tisse les ombres, fils fins de la fin. Croise les vœux et les désarrois et les funestes et les rompus. Où perlent larmes et mort, quand les unes éclatent, l’autre approche. N’oublie pas les heures qui se défilent dans le noir, n’oublie pas la terre qui roule sous tes pas. Jette tes bras vers la lumière et déjà est-elle suie. Allez, tombe les aiguilles et les tissus, défaits-toi de toi. Oublie les songes, oublie les anges.

juin 27, 2008

Dareka et la Visquosité Rêveuse

Classé dans : Non classé — dareka @ 8:11

Débaroule très vite dans ma gorge. Coule et brûle le bide. Allez, le feu, les flammes, le flot lent des dérives perceptives. Exception, c’est lourd, c’est lent. J’y vois comme entre mille verres. Allez, secoue les esprits, ça chahute, là haut, tout se bouscule, vitesse, précipitation, inhibition aux chiottes, j’ai envie, je dis, je crie. Trouble, subconscient sur-conscient, non, ne dis pas, ne révèle pas. J’ai envie de gerber, j’ai envie de chialer. Les remous dans mon ventre, les vagues dans ma tête, les tempêtes dans mon esprit. Allez, faut gerber, gerbe et laisse pisser. Ecume disparue, les airs sont lourds et la langue de pâte.

juin 25, 2008

Dareka et le Lien

Classé dans : Non classé — dareka @ 6:02

Monde de veaux, abattoirs de trop. Je cours vers les faux, je cours vers les lames. Pousse-au-cul, gouvernement mécanique, huile de flamme dorée et rouille de l’âme sociale. Maladie, partagée ? Mort approchée et pourquoi donc t’aider ? Va pourrir, va mourir. Tu me coûtes, il ne me coûte de le rigoler. Allez, soyons haine, soyons destruction. Ami ou citoyen, voisin ou ennemi. Donne-moi ta main, je vais la dévorer. Bestiaux décérébrés, célébrons les démons nouveaux, ceux d’ici, ceux élus. Ouvre grand la bouche, entre tes lèvres fines et sèches… j’ai envie de chier.

juin 20, 2008

Dareka et le Tympan

Classé dans : Non classé — dareka @ 8:50

Musique transcende, musique traverse. Elle brûle, elle vibre. Secoue les feuilles de rouge vie, de jaune maladie. L’univers se distend dans les cellules, renflement des énergies impalpables. Un son, rien qu’un son, un truc qui cogne le tympan, et voilà que naissent de nulle part des mondes de sentiments. Projection d’un passé déformé. Soleil et tempête, duel trouble de nos espoirs ratés et nos réussites raréfiées.

Que faire de ces larmes de nulle part, de ces colères de dedans ? Que faire de ces sourires soufflés, de ces questions refoulées ? Œuvre humaine qui surpasse l’humain, la musique est une perfection de l’imperfection, une aiguille brillante qui perce nos peaux brûlées et fait jaillir notre pus désespéré. La musique est la maîtresse de l’âme, amoureuse et traitresse, guide et tombeau, lumière aveuglante et noire.

juin 18, 2008

Dareka et le Sens du Bras

Classé dans : Non classé — dareka @ 8:13
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Dérèglementation, dérégulation. A bas les 35 heures ! Vive le travail le dimanche, la nuit, le jour et le matin ! Pendant qu’on dort, qu’on baise et qu’on chie, tant qu’on bosse et qu’on produit. La course à toujours plus, la course à encore et encore. Cyclique, tout était déjà là qui sera là encore ? Esclavagisme, exploitation, extorsion. Le travail, essence de l’homme ? Vu son prix, il serait peut-être temps de trouver autre chose. Arrêter de courir, prendre soin de notre présent au lieu de massacrer notre futur.

Mais non ! Achetons, vendons, produisons, détruisons. Soyons machine à faire, corps sans chair.

Oui, bestioles laborieuses, remuez-vous le cul, suez pour que ne perle de goutte sur mon front. Je dis, vous agissez, je vis, vous vous essoufflez. Allez, donnez et donnez toujours ! Je veux, je veux sans savoir pourquoi.

Argent, papier, fiduciaire, financiarisation, spéculation, du vent chiffré qui balaie les mornes terres du pauvre. Quelle horreur que cette violence sans ombre, sans goût, sans couleur, cette violence du nombre, du chiffre, de la monnaie, cette violence, blizzard sans plus de fin, que les plus malins aux dents tordues renchérissent encore de leur haleine mortifère, chargée d’acide et génocide.

Chemin caillouteux, air vicié et ciel teinte gerbe, un petit pas de côté et tout serait été parfumé. Juste à côté, tout juste à nos pieds… Malheureusement si loin de l’autre côté de l’univers, univers de raison, d’une seule saison et non secoué par les mille passions des fous dangereux.

juin 17, 2008

Dareka et Dieu

Classé dans : Non classé — dareka @ 7:32
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Les vents, les herbes, les vers et la terre. Maladie, mort, survie et accouchement. Les pensées, les envies, les meurtres et les sociétés. Dieu ? Où donc ? Dans mon sang, dans ma pisse, dans ma tête ? Cessons les errements, cessons les erreurs. Cessons les apitoiements, cessons les torpeurs. Nos vies sont nos chairs, nos idées nos chemins. Foule par millions dans les métaphysiques oniriques, onanisme de la bite qui se pleure d’être désir et plaisir. Pitié, pardon, amour, aide ? Hormones, enzymes, molécules et neurones. Tristes cervelles surchargées de poussières célestes, allégez votre conscience, la connaissance, par le seul poids de la réalité, joyeuse.

juin 15, 2008

Dareka et Le Fantôme à Chair Pleine

Classé dans : Non classé — dareka @ 6:58
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On flotte parmi le monde. On se sent lourd comme la pierre, une montagne faite de vent. Regarde les visages, touche les peaux. Diaphane, translucide, fantomatique, invisible. La vie est une chair qui craque, l’envie de vivre un souffle qui se perd. Nudité réalité. Esprit vérité. Avance les chaînes aux pieds. Danse les yeux dans les airs. Qui autour entend les chaînes ? Qui autour voit les yeux ? Fantôme à chair pleine.

juin 13, 2008

Dareka dit Sarkozy

Classé dans : Non classé — dareka @ 5:49
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La France d’en bas. La France du bas. Le bas peuple. Le pas peuple. Cette chose qui ne marche plus. Cette bête qui rampe. Cette saloperie qui pue, qui traîne dans sa merde et ne sait même pas en sortir. D’ailleurs, nous n’en voulons pas, n’est-ce pas ? Qu’elle y reste, dans sa déjection. Elle ne vaut pas plus, de toutes manières. Vous l’entendez ? Moi non. Que je l’entende et je lui ferais fermer sa gueule aussi sec. Une main de plomb dans un gant de lave en fusion. J’écrase et je vous la fais écraser. Aux fourmis, le statut d’animal social. Aux Français, celui de bêtes désocialisées. Il faut voir uni ce groupe comme autant d’individus brisés. C’est tellement plus marrant de briser des miettes par milliers qu’une par une. De la poussière, je vais en faire. Ce peuple des bas-fonds tombera plus bas encore. L’univers est profond, pas vrai ? D’ailleurs, cet immense trou noir sans lumière dans l’univers, n’est-il pas plutôt cette France vidée, dévidée, sans aucune épaisseur, exsangue, sur laquelle nous prenons avec légèreté nos repas, sur laquelle nous chions lourdement ces repas qu’on ne leur permet pas ? J’ai l’impression drôle qu’autant que je puisse faire envers elle, autant seul le rien contestataire me revient en retour. Comment ? Ces gens souffrent ? Quelle est leur douleur ? Je ne suis pas médecin ! Un génocide croque-mort. Et j’ai bien l’impression que l’hécatombe commence, les amis. Soyons les dévoreurs des êtres, les destructeurs des chairs pour s’en repaître, pour charger de brillance notre graisse -on n’en a jamais assez, grands dieux !- et la remuer devant le monde. J’ai la queue frétillante, toujours prête à être sucée. Y’a-t-il quelque désespéré moribond prêt à avaler encore un peu pour que je puisse vider un peu mon excédent permanent de moi-même ? J’ai la haine en médaillon, sur un cœur qui bat au rythme de mon altruisme félon. Le peuple est souverain ? Je me plie donc devant les saigneurs de ces terres lointaines dont j’encense les grandeurs d’âme et les largeurs spatiales. Le peuple français est-il le roi ? Je suis, par nature, constitué comme tel, alors devrais-je me destituer moi-même pour n’y plus sembler ? Le règne est ma vitalité. Et sur un trône large comme la France, seule ma fesse droite y pose. Que l’autre fesse à sa droite puisse s’y asseoir en m’appuyant sur ce gribouillis abscons, euro torche-cul, qui, avec perfidie, rappelle aux Français qu’ils sont des cons, parce qu’ils ont cru qu’on ne les prenait pas comme tels, les cons, et peut-être alors, commencerais-je à me sentir à la hauteur qui doit être la mienne. Cette hauteur à laquelle même Dieu devra lever son menton nuageux pour espérer me voir. L’argent n’a de valeur que pour celui qui en possède trop pour pouvoir encore le compter. Autrement, il n’a que de l’utilité. Je préfère de loin, très loin, compter le pognon auquel je ne toucherai jamais que celui qui me sert à toucher de la bouffe. Voyez-les, ces petits comptables de l’entreprise en cessation d’activité. Voyez-les, ces devins-fabulateurs en plein délire tentant de rompre le futur et rendre les jours, les semaines et les mois plus courts pour pouvoir rompre plus souvent le pain et plus uniquement leur dos. Hilarant ! Que dis-je ? Désopilant ! Pillons-les toujours plus ! Allez ! Il faut se dérider. Il faut ne plus avoir honte. Il faut aimer l’argent. Je l’aime depuis toujours. Peut-être que même ces Français, franciscains sans dieu, l’aimeraient-ils aussi ? Si seulement ils avaient le temps de le garder en main avant que nous ne lui arrachons des deux. Mais sans argent, que font-ils ? Que sont-ils ? Que peuvent-ils dire ? Une absence de mots pour pouvoir dire leur malheur. Une abondance de maux pour pouvoir connaître le bonheur. Je parle à leur place. Je parle à ma place. Je parle pour nous, les amis. Pas pour le France. Pas pour les Français. Eux n’ont qu’à se taire pour moi et faire pour nous. Soyons les maîtres nouveaux, les seigneurs de serfs écervelés que nous décérébrerons plus encore par le biais de cette télévision manipulatrice, cette télévision qui explique sans dire et dit sans expliquer, qui rassure à mon égard et inquiète à celui de qui que ce soit d’autre, qui malaxe les esprits pour mieux les trancher en morceaux. Et tous ces papiers avec lesquels je me torche et que je leur expédie dans leur boîte à lettres gerbant la pub à longueur d’année. Les voilà à me lécher les doigts pour grailler avec avidité le peu de gras que je veux bien leur laisser. Que ces idiots de Français qui savent lire s’y collent et y collent. Il n’y a rien à y lire, rien à y entendre. Juste à croire. Ils m’ont fait comprendre qu’ils m’adoraient, fut un temps très lointain. D’ici peu, ils m’adoreront jusqu’à la haine la plus blanche.

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